‹ L'eglise primitive jusqu'a la mort de ConstantinChapitre 21 sur 324 · Church History, I, 107, éd. de · texte numérisé non relu

Church History, I, 107, éd. de

souffrir, aimer, et non écrire, était la caractéristique des chrétiens de cette époque. » Et Mosheim : « En général, nous devons remarquer ici que ces pères apostoliques et les autres écrivains qui, dans l'enfance de l'Église, ont employé leur plume en faveur du christianisme, n'étaient distingués ni par leur savoir ni par leur éloquence; au contraire, ils expriment les sentiments de piété les plus admirables d'une manière simple et grossière. Dans le fond, c'est un sujet de gloire plutôt que de reproche pour le christianisme, puisque l'impéritie naturelle de ces premiers prédicateurs de l'Évangile prouve qu'on ne doit attribuer leur succès, dans une grande partie du monde connu, à aucun art humain, mais uniquement au pouvoir de Dieu ^ »

Rien de plus frappant, en effet, lorsqu'on entreprend l'étude de l'histoire de l'Église, que de voir combien les écrits qui composent le Nouveau Testament sont supérieurs en onction et en autorité à ceux qui les suivent immédiatement. Ce contraste doit même, dans une certaine mesure, provoquer notre reconnaissance, car il vient confirmer notre foi dans cette invisible Providence, qui a permis que le livre inspiré fût formé et conservé d'une manière à la fois si peu apparente et si autorisée- Deux des ouvrages, qu'on suppose appartenir à la fin du I" siècle ou au commencement du if, méritent d'attirer spécialement notre attention. Ce sont VEpître aux Corinthiens, de Clément de Rome, et la Lettre à Dioçjnète, d'un auteur anonyme-.

Ecrite aux fidèles de Gorinthe au nom de leurs frères

1. Histoire ecclésiastique, I, 119, de la traduction française de F.-B. de Félice.

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