‹ L'eglise primitive jusqu'a la mort de ConstantinChapitre 213 sur 324 · Néander, I · texte numérisé non relu

Néander, I

2. Dioclétien, Galérius, Maximien. Ce dernier, qui était Auguste en Occident de 286 à 305, et plus tard de 306 à 308, fit appliquer les édits à la rigueur en Italie. On voit encore dans l'amphithéâtre de Vérone un certain nombre de cellules ou de cachots, où l'on suppose que les victimes étaient enfermées avant d'être introduites dans l'arène. Elles sont très étroites, et ne reçoivent de jour que par la porte. D'après la tradition, deux martyrs, Firmus et Rusticus, y furent enfermés pen-

Galère, la torture ordinairement infligée était de brûler à petit feu. On fixait les chrétiens à un poteau. Puis un feu modéré était allumé sous la plante de leurs pieds, jusqu'à ce que leurs muscles contractés s'écartassent de leurs os. On allumait alors et on éteignait tour à tour des torches qu'on appliquait à chacun de leurs membres, afin qu'aucune partie de leur corps ne fût épargnée. Pendant tout le temps, on arrosait leurs figures d'eau fraîche, et on humectait leurs lèvres, pour éviter que leurs bouches trop desséchées ne hâtassent leur mort. A la fin, pourtant, lorsqu'après une longue journée de tourment leur peau tout entière était détruite, la force du feu pénétrait leurs parties vitales, et ils mouraient. Leurs corps étaient alors consumés sur un bûcher funèbre, et leurs restes réduits en poudre jetés à l'eau ^ » Nous ne devons pas oublier d'ajouter que cet essai d'extirpation du christianisme semblait souvent trop horrible aux païens eux-mêmes. A Alexandrie, les habitants cachèrent les chrétiens persécutés dans leurs maisons et plusieurs préférèrent perdre leurs biens et leur liberté, plutôt que de trahir ceux qui avaient cherché un refuge chez eux ^

dant la persécution de Maximien. — Le même amphithéâtre possède encore quatre cages de bêtes fauves. Voyez les deux chromolithographies ci-jointes.

Page 1