‹ L'eglise primitive jusqu'a la mort de ConstantinChapitre 215 sur 324 · Dict. Christ. Biogr., art. Galérius · texte numérisé non relu

Dict. Christ. Biogr., art. Galérius

A la fin, pourtant, Galérius est obligé de convenir luimême que l'œuvre diabolique qu'il s'est donnée excède ses forces. En 311, sous le coup d'une affreuse maladie S et constatant, d'ailleurs, la complète inefficacité des mesures prises pour étouffer la religion chrétienne, il fait publier en son nom et au nom de Licinius et de Constantin, un éditqui met fin, au moins virtuellement, au sanglant conflit entre l'Empire et l'Église. Dans ce remarquable document, l'empereur mourant fait une allusion pleine de respect au Dieu des chrétiens, et il reconnaît l'efficacité de leurs prières. Tout d'abord, il reproche aux chrétiens d'avoir quitté la religion de leurs pères. Le but des empereurs était de les y ramener. Mais puisqu'il est désormais devenu évident qu'ils ne peuvent à la fois adorer leur propre divinité et offrir des sacrifices aux dieux, les empereurs ont résolu de faire preuve à leur égard de leur bonté accoutumée. Ils pourront donc, à l'avenir, tenir librement leurs assemblées, pourvu qu'il ne s'y passe rien de contraire au bon ordre. « Dès lors, et en raison même de notre indulgence, ils devront prier leur Dieu pour notre prospérité et celle de l'État.... afin qu'ils puissent vivre en paix dans leurs demeures ^ » Peu de jours après, Galérius mourait.

Grande fat la joie des chrétiens à la nouvelle de cette délivrance inattendue. De l'exil, des mines, des prisons, ils revenaient en foule. Routes, rues, marchés étaient encombrés de confesseurs chantant des psaumes et des. hymnes d'actions de grâce.... Et les païens, remplis

1. Il fut « rongé des vers ». Son agonie défie toute description. Le palais tout entier était rempli de l'odeur insupportable de ses plaies. Milman fait remarquer qu'Hérode, Galérius et Philippe II d'Espagne, sont tous trois morts de cette horrible, maladie. H/st. of Christ., II, 227.

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