‹ L'eglise primitive jusqu'a la mort de ConstantinChapitre 219 sur 324 · Eusèbe, liv. IX, chap. vn, vm · texte numérisé non relu

Eusèbe, liv. IX, chap. vn, vm

aide surnaturelle pour rivaliser avec lui. Tout en réfléchissant au dieu qu'il choisirait, il se rappela que son père Constance avait toujours été heureux, tandis que les persécuteurs des chrétiens avaient toujours mal fini. Il résolut donc d'abandonner le culte des idoles et de prier le Dieu de son père, le Dieu unique et suprême. Au milieu de ces réflexions, il vit, peu après l'heure de midi, une croix lumineuse se dessiner dans le ciel, et au dessus de la croix ces mots : triomphe par ce signe \ A cette vue, l'empereur tomba dans une grande perplexité relativement au sens de cette vision. Mais, s'étant endormi. Christ lui apparut avec le môme signe qu'il avait vu au ciel et lui ordonna, s'il voulait toujours être victorieux, de faire un étendard de même forme. Dès son réveil, Constantin fit appeler des docteurs chrétiens et leur demanda de 1 éclairer sur le Dieu qui lui était apparu et sur le sens de sa vision, et après avoir été instruit par eux dans la doctrine chrétienne, il donna l'ordre de faire un étendard conforme au modèle qui lui avait été révélé. Ce fut le fameux Labarum, ou étendard de la Croix, longtemps porté à la tète des armées impériales, puis conservé à Constantinople comme une relique sainte. Il était composé d'une longue hampe dorée, traversée d'un bâton, de façon à former une croix. Au sommet, se trouvait une couronne d'or, garnie de pierres précieuses et portant les deux -lettres grecques entre-croisées XP, monogramme du Christ ^ Au bâton était attaché un voile de pourpre, orné de bro-

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