‹ L'eglise primitive jusqu'a la mort de ConstantinChapitre 228 sur 324 · Idem, chap. vu · texte numérisé non relu

Idem, chap. vu

ou brûlé avec un fer rouge, le pied gauche coupé, ou qui, enfin, furent envoyés dans les mines de cuivre \ »

Parmi ceux qui perdirent la vie durant ces longues années de persécution, on compte beaucoup d'évêques et d'écrivains éminents. Ainsi Pierre, évêque d'Alexandrie, Lucien,' prêtre d'Antioche, Méthodius, évêque de Tyr, Arnobe et Pamphile. Ces deux derniers méritent de nous arrêter quelques instants.

On croit que Pamphile était né à Béryte et qu'il appartenait à une famille phénicienne de distinction. Il fit ses études dans l'école chrétienne d'Alexandrie et fut ensuite ordonné prêtre à Gésarée de Palestine. Jeté en prison en 307, sur l'ordre d'Urbanus, gouverneur de la province, il y resta jusqu'au moment de son martyre, en 309. Il y employa son temps à écrire une apologie pour Origéne, accusé d'hérésie, et fut aidé dans ce travail par son disciple Eusébe, qui l'entoura des soins les plus affectueux et prit plus tard, en souvenir de lui, le nom de Pamphile. Décapité avec douze autres personnes, leurs corps restèrent exposés aux bêtes des champs pendant quatre jours. Pamphile était un homme d'une érudition sohde. Passionné pour l'étude de la Bible, il ne s'attachait pas moins à la répandre qu'à faire une étude critique de son texte. Il en donna de nombreuses copies, dont quelques-unes à des femmes pieuses, chez lesquelles 11 avait remarqué des dispositions à la lecture. Enfin, avec i'aide d'Eusèbe, il tira des Hexaples d'Origène une édition revisée de la version des Septante ^

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