Voir notre chapitre xiv
3. Osius (256-357) avait été un des confesseurs durant la persécution
avoir considéré comme son devoir d'empereur et de souverain pontife * de régler les disputes qui pouvaient s'élever dans l'Église. « Je ne crois pas, devait-il dire plus tard au sujet de cette même affaire, qu'il me soit permis de tolérer ces divisions et ces disputes. Elles ne peuvent qu'attirer la colère de Dieu sur l'État et sur moi-même, que Dieu a ctiargé du soin et de la direction de toutes choses sur terre^ »Et dans une autre lettre : « Je ne pense pas pouvoir, sans commettre le plus grand des crimes, fermer les yeux sur ce qui est mal. Aucun devoir n'est plus impérieux pour moi
— si toutefois j'ai souci de remplir mes devoirs de prince — que celui d'extirper toutes les erreurs que la témérité des hommes peut faire naître, et de maintenir l'union et la concorde parmi les fidèles ^ » Dans une circonstance analogue, il montra pourtant la plus grande indignation « d'avoir été établi juge, lui qui était justiciable de Christ, » et reprocha à ceux qui l'avaient fait « d'avoir agi comme des païens en lui demandant de régler leurs disputes religieuses * ». Au reste, Constantin n'avait pas réfléchi aux conséquences de son acceptation du rôle d'arbitre, et il eut lieu de
de Dioclétien. On sait peu de chose sur sa vie. Mais ses relations intimes avec Constantin, le rôle prépondérant qu'il eut — on le verra
— dans le grand concile de Nicée, comme aussi dans celui de Sardique, permettent de voir en lui un homme particulièrement éminent. Cf. Stanley^ Eastern Church, p. 111, 244, etc.
1. Le Pontifex Maximus, ou chef des pontifes, était le plus haut dignitaire ecclésiastique de l'ancienne Rome. Il était le juge suprême en matière religieuse. Lorsque l'empire succéda à la forme républicaine, l'empereur prit le titre et la charge de souverain pontife, comme il prenait aussi toutes les autres dignités supérieures de l'empire. Devenus chrétiens, les empereurs n'en conservèrent pas moins, jusqu'à Gratien (367-383), qui fut le premier à le refuser, le titre de souverain pontife.