Ou Melchiades
2. La convocation adressée à Clirestiis, évêque de Syracuse, au nom de l'empereur, porte qu'il devra prendre une voiture publique pour lui, deux prêtres et trois domestiques, et qu'au jour fixé il devra se trouver à Arles avec les autres évêques. Eusèbe, H. E., liv. X, chap. v.
évêques vaincus n'abandonnèrent point pour cela la partie. Ils demandèrent à Constantin d'évoquer l'affaire à son propre tribunal. Constantin y consentit, et le cas fut examiné devant lui à Milan (316). A ce moment-là, le premier des deux Donatus avait disparu de la scène. Mais il avait été remplacé par un évêque du même nom, que ses partisans appellent Donatus le Grand. « D'une éloquence fougueuse et inculte, très ferme sur les principes et très énergique dans l'action » il avait succédé à Majorinus (315) sur le siège de Carthage. C'est lui qui a donné son nom au Donatisme.
Constantin, irrité de l'obstination des Donatistes, confirma la décision des synodes de Rome et d'Arles. Malheureusement il ne s'en tint pas là, et, en vertu du principe qu'une décision impériale ne peut pas rester un vain mot, il lui donna l'appui du bras séculier. Le parti vaincu fut considéré et proscrit comme ennemi public. Des décrets impériaux lui enlevèrent ses églises, confisquèrent ses biens ecclésiastiques, exilèrent ses évêques. Les Donatistes voulurent résister. L'empereur envoya, pour les contraindre à céder, un corps de troupes sous la conduite d'Urascius, comte de l'empire. Hélas! le parti « catholique » ne se montra que trop disposé à seconder cette croisade. De sanglants conflits en résultèrent, et pour la première fois le monde put voir les disciples du Prince de la paix se massacrer les uns les autres! L'intervention armée de l'empereur porta au comble le fanatisme des ardents esprits africains. On vit des troupes d'hommes désespérés % méprisant leur propre vie et ne trouvant aucun châtiment trop cruel