‹ L'eglise primitive jusqu'a la mort de ConstantinChapitre 237 sur 324 · LE CONCILE DE NICÉE · texte numérisé non relu

LE CONCILE DE NICÉE

Bien des hérésies avaient troublé l'Église depuis le temps de sa grande lutte contre le Gnosticisme. A peine cette fièvre morale s'était-elle calmée, qu'il s'en déclara une nouvelle, plus épidémique encore, et qui, de l'Orient, où elle avait pris naissance, se répandit bientôt dans le monde entier. Nous voulons parler du Manichéisme. Manès ou Mani * était un ascète de Perse, qui fïorissait vers le milieu du iii"^ siècle. A l'exemple des Gnostiques, il essaya de greffer le christianisme sur les anciennes religions orientales, en particulier sur le Bouddhisme et sur le Zoroastrisme. L'Évangile n'avait plus, dans son système, qu'une place tout à fait indigne de lui, et, s'il acceptait quelques portions du Nouveau Testament, il rejetait entièrement l'Ancien. A Zoroastre, il empruntait sa théorie dualiste des deux principes éternels du bien et du mal ^ On raconte même qu'il

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