‹ L'eglise primitive jusqu'a la mort de ConstantinChapitre 241 sur 324 · Milmao, II, 368. Néander, IV · texte numérisé non relu

Milmao, II, 368. Néander, IV

3. On ne doit pas confondre cet Eusèbe avec l'historien Eusèbe de Césarée.

4. Néander, Church. Hist., IV, 10, 11. — L'ouvrage d'Arius avait pour titre le Banquet. Athanase nous a conservé quelques Irgnes de ces hymnes. « Dieu n'était pas toujours le Père; il y a eu un temps (il ne dit pas quel temps) où Dieu était seul et n'était pas encore Père. Le Fils n'a pas toujours existé, etc. » — Contre les Ariens, chap. i, § 5.

plus doctes et les plus influents les adoptèrent. Lorsque Constantin devint, en 323, maître de l'Orient, il trouva rÉglise entière dans un état complet de confusion, et, oubliant la leçon que lui avait valu son ingérence dans les affaires des Donatistes, il sembla se figurer que l'autorité impériale suffirait à calmer la tempête. Il écrivit conjointement à Alexandre et à Arius, leur disant qu'ils disputaient sur des questions vaines et frivoles, nées d'une trop grande curiosité d'esprit. « Qui donc est capable, leur demande-t-il, de connaître des mystères aussi profonds et aussi cachés?.... Et puisque notre Dieu, grand et miséricordieux, nous a donné à tous, dans sa providentielle sagesse, la lumière de la même grâce, je vous supplie de faire tous vos efforts pour que les miens aboutissent et que le peuple de Dieu soit amené à vivre dans l'union et la paix.... » « Permettez-moi, dit-il en terminant, de vivre moi-même en repos et de jouir du bonheur d'un règne paisible \ y>

Muni de la lettre de Constantin, et investi de la mission d'arranger l'affaire, Osius, évêque de Cordoue, se rendit à Alexandrie et convoqua un second synode. Le résultat de son enquête fut que la blessure était trop profonde pour pouvoir être guérie par un aussi simple moyen. « Dans chaque ville, écrit un historien, on trouvait un évêque opposé à un autre évêque, une congrégation à une autre congrégation. On eût dit des essaims de moustiques se battant dans les airs ^ » Et un autre : « C'étaient de bien tristes jours, sur lesquels nous ne saurions répandre trop de larmes. Il n'en était plus alors

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