‹ L'eglise primitive jusqu'a la mort de ConstantinChapitre 248 sur 324 · Néander, IV · texte numérisé non relu

Néander, IV

la partialité ne fut pas exclue non plus. On admit définitivement la règle occidentale ou romaine, et la supputation juive fut condamnée. Enfin, le concile excommunia les comm.unautés et les particuliers qui, en Orient, refuseraient de renoncer à leurs usages traditionnels sur ce point. Tel était le chemin parcouru depuis le temps de Polycarpe et d'Anicet ^ ! telle Tabsence de charité provoquée par Tamour de l'uniformité!

On désigne sous le nom de Quartodécimains ^ ceux qui ne voulurent pas accepter cette dernière décision.

Tel fut le fameux Concile de Nicée. De trop bienveillants auteurs le dépeignent comme une vénérable assemblée, pleine de sagesse et de grâce divine, résolvant heureusement les questions graves et compliquées qui agitaient alors l'Église. C'est là, en effet, sinon ce qu'il fut, du moins ce qu'il aurait dû être. Les chefs de l'Église, qui se prétendaient les successeurs des apôtres, avaient là une belle occasion de montrer au monde comment des hommes oints du Saint-Esprit savent traiter et mener à bonne fm les affaires spirituelles. Beaucoup avaient expérimenté la bonne et la mauvaise fortune, beaucoup s'étaient montrés intrépides à l'heure de la persécution et portaient encore les témoignages de leur fidélité. Mais, hélas! alors qu'il eût dû régner dans cette assemblée la dignité, la patience et la charité, on n'y vit que trop prévaloir la dispute et l'envie. Maintenir la vérité par un effort de l'intelligence, composer un symbole scripturairement fidèle, n'est que la moindre part de la tâche d'un chrétien. Si nous voulons vraiment défendre et propager la foi, il faut que ce soit une foi

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