‹ L'eglise primitive jusqu'a la mort de ConstantinChapitre 253 sur 324 · Liv. III, chap. lxi-lxiv · texte numérisé non relu

Liv. III, chap. lxi-lxiv

l'église primitive 389 pour un demi-siècle il en devient le chef reconnu et ne cesse pas de travailler à son triomphe, malgré toutes les oppositions ou ecclésiastiques ou gouvernementales. Si peu disposé que nous soyons à accepter les termes du Symbole de Nicée, nous adoptons cependant l'opinion de Néander lorsqu'il dit, à propos d'Athanase, « que, de la ferme adhésion à la doctrine de Thomeousic dépendent l'unité tout entière de la connaissance chrétienne de Dieu, l'accomplissement de la révélation de Dieu en Christ, la réalité de la rédemption et de la communion avec Dieu de l'homme régénéré par Christ \ » Nous avons déjà dit que beaucoup d'Églises d'Orient désapprouvaient Thomcousie, comme étant basée sur> une conception trop matérielle de la vérité. Constantin, de son côté, ne tarda pas à subir l'intluence des opinions ariennes. On ne saurait d'ailleurs lui accorder qu'une intelligence très relative des questions controversées. Sa sœur Constance, veuve de Licinius, était en relations suivies avec Eusèbe de Césarée; elle avait aussi comme guide spirituel un prêtre arien qui la convainquit de l'injustice de la condamnation d'Arius. Comme elle avait sur son frère une grande influence, elle lui recommanda instamment, sur son lit de mort (327), ce prêtre arien, et celui-ci, auquel l'empereur accorda une confiance toujours plus grande, ne tarda pas à lui persuader que c'était moins le souci de l'orthodoxie, que des questions et des passions personnelles qui avaient motivé la décision du concile de Nicée. Constantin envoya alors un message à Arius, l'autorisant à revenir à Alexandrie, et l'assurant de la faveur impériale.

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