‹ L'eglise primitive jusqu'a la mort de ConstantinChapitre 254 sur 324 · Néander, IV · texte numérisé non relu

Néander, IV

De son côté Arius envoya à l'empereur une confession de sa foi en le priant de mettre un terme « à ces controverses oiseuses sur des questions purement spéculatives ». Cette confession de foi satisfit Constantin et le décida à rétablir sur leur siège épiscopal Théognis et Eusèbe de Nicomédie (328 ou 329)

Mais la réintégration d'Arius dans TÉglise ne se passa pas aussi facilement que Tempereur l'avait supposé. Athanase refusa de le recevoir. Les amis d'Arius employèrent en vain les représentations, les pétitions, les menaces. Athanase resta inflexible. Constantin intervint alors et le somma, sous peine de destitution et de bannissement, de recevoir à la communion de l'Église Arius et tous les Ariens qui désireraient y rentrer. Ce fut en vain ; Athanase répondit à Tempereur que son devoir de pasteur lui interdisait absolument d'accueillir les fauteurs de doctrines erronées. Cette conduite courageuse, que Constantin lui-même ne put s'empêcher de louer, amena un temps d'arrêt. Mais les ennemis d'Athanase ne se découragèrent pas, l'accusèrent au contraire avec plus de violence, si bien qu'il se résolut à comparaître devant l'empereur à Psammathia, aux environs immédiats de Nicomédie, et à présenter luimême sa défense (332). La dignité de sa personne et de son maintien paraît avoir imposé à Constantin. Non seulement il l'acquitta, mais il employa en parlant de lui, dans sa lettre à l'Église d'Alexandrie, l'expression « homme de Dieu « ^

Alexandrie n'en resta pas moins le théâtre de troubles de toutes sortes, et il faut bien reconnaître que, dans

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