‹ L'eglise primitive jusqu'a la mort de ConstantinChapitre 257 sur 324 · Eusèbe, Constantin, liv. IV, chap. lxi-lxvi · texte numérisé non relu

Eusèbe, Constantin, liv. IV, chap. lxi-lxvi

2. L'église des Apôtres ou Heroôn. Ce monument, après avoir été profané et pillé par les Latins, tomba peu à peu en ruines. Mahomet II le détruisit entièrement lors de la prise de Gonstantinople en 1453, et fit bâtir sur remplacement la mosquée qui porte encore son nom. — Dict. Christ. Biog., art. Constantinus I, i, p. 633; Stanley, p. 220; Murray, Handbook for Turkey.

3. Stanley, p. 219. — Le sarcophage de l'impératrice Hélène est au. Vatican (voy. la gravure ci-contre), dans la salle de la Croix Grecque. Il est, avec le sarcophage de Constantin, le plus grand sarcophage connu en porphyre rouge d'Egypte. Les hauts-reliefs qui le couvrent représentent une bataille, la capture de prisonniers et les portraitsd'ilélène et de Constantin.

Suivi d'une procession solennelle, Constantin traça, une lance à la main, le circuit de la ville future. Gomme on s'étonnait de voir les milles succéder aux milles sans que l'empereur s'arrêtât, ceux qui l'accompagnaient lui demandèrent jusqu'où il pensait aller. «J'avancerai, répondit-il, jusqu'au point où celui qui marche devant moi jugera bon de s'arrêter \ » Bien que, à en croire l'empereur, la ville nouvelle dût être une ville chrétienne, le monde païen fut appelé à contribuer à sa splendeur. Les villes de Grèce, d'Asie et même d'Italie durent, au grand chagrin de leurs habitants païens, envoyer les statues de leurs divinités tutélaires. A la cérémonie même de l'inauguration, l'empereur, monté sur un char magnifique, portait une statue en or de la Fortune. A vrai dire, d'un bout à l'autre de sa vie, la religion de Gonstantin paraît avoir été un singulier mélange de christianisme et de paganisme ^ En 326, lors de l'anniversaire de la bataille du lac Régille, il ne se borna pas à refuser de prendre part à la procession faite ce jour-là, mais il s'en moqua ouvertement, tandis qu'elle défilait devant lui. Ge sont ces mépris, tout autant que Tabandon de Rome, qui le firent haïr des citoyens de cette ville et la rendirent, pour quelque temps, plus païenne encore qu'auparavant. On assure que, vers la fin de son règne, le philosophe Sopater,

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