Stanley, 200; Milman, II
2. Ou Prima Tarracone^ première monnaie de Tarragone. Dict. Christ. Biog.j II, 1277.
naissance des peuples conquis. Dans les affaires ecclésiastiques, son intervention, quelque regrettable qu'elle ait été, et bien qu'on ait lieu de la supposer provoquée, peut-être uniquement, par des raisons politiques, fut toujours le résultat d'un désir sincère de maintenir la paix et la prospérité de l'Église. Le discours qu'il prononça en ouvrant le concile de Nicée et la part qu'il y prit comme président étaient dignes, on doit le reconnaître, d'un empereur chrétien.
Nous avons déjà parlé de Lactance comme nous ayant donné un récit de la persécution de Dioclétien. Il fut aussi, paraît-il, investi de l'important office de conseiller, dans les grands travaux de législation entrepris par Constantin, et de celui de précepteur de Grispus, fils de l'Empereur. Disciple d'Arnobe, de Sicca, il devint chrétien jeune encore, et mourut à Trêves entre 325 et 330 \
Lactance professait cette excellente opinion que la violence ne doit pas être employée pour soutenir le christianisme. « Défendre la religion, dit-il, par l'effusion du sang, la torture et le crime, ce n'est pas la défendre, mais la profaner et la souiller. Rien ne dépend plus que la religion de la libre volonté. Si le cœur de celui qui rend un culte y répugne, ce n'est plus un culte réel. La vraie manière de défendre la religion est de se montrer patient jusqu'à la mort dans la souffrance. Ainsi on plaira à Dieu par sa fidélité, et on donnera un plus grand crédit à la vérité ^ >■>
Son expérience personnelle lui avait montré la vérité du mot de TertuUien : le sang des chrétiens est une semence pour l'Église. « Beaucoup, dit-il, ont fui le