‹ L'eglise primitive jusqu'a la mort de ConstantinChapitre 273 sur 324 · Lyman Goleman, chap. vu; Milman, Eist. Christ. III · texte numérisé non relu

Lyman Goleman, chap. vu; Milman, Eist. Christ. III

Toutefois, ridée que le prêtre peut pourvoir par son travail à ses propres besoins survit longtemps encore dans l'Église. Dans la lettre au sujet de Paul de Samosate, on accorde qu'il aurait pu acquérir ses richesses par ses talents ou son commerce. Les Constitutions Apostoliques ne pensent pas autrement. « Que les jeunes gens, disent-elles, s'occupent diligemment de leurs affaires, de façon à pouvoir suffire à leurs propres besoins et aider les pauvres. Car nous-mêmes, tout en ne négligeant pas le ministère de la parole, nous vaquons à nos occupations ordinaires. Les uns, parmi nous, sont pêcheurs, d'autres faiseurs de tentes, d'autres laboureurs; aucun homme consacré à Dieu ne doit s'abandonner à l'oisiveté \ » Des plaintes de Gyprien sur l'état de l'Église % on peut conclure, non seulement que le clergé d'Afrique se livrait au commerce, mais même que quelques-uns de ses membres s'y livraient avec excès. Le concile d'Elvire, en 305, défend aux évêques et au clergé d'être marchands ambulants, mais leur permet d'exercer le commerce dans leur province. Par contre, il leur interdit absolument l'usure ^ Encore en 398, le concile de Garthage estime que « les membres du clergé, si instruits qu'ils soient, doivent pourvoir, par un métier quelconque ou par le travail des champs, à leur nourriture et à leur vêtement; à condition, toutefois, que ce ne soit pas aux dépens de leurs devoirs ecclésiastiques. Il estime, en outre, que tous les jeunes gens, assez forts pour le supporter, doivent

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