‹ L'eglise primitive jusqu'a la mort de ConstantinChapitre 280 sur 324 · Néander, III · texte numérisé non relu

Néander, III

des images, souleva une telle opposition, qu'au siècle suivant il en résulta des troubles et des guerres civiles.

Vêtements brodés. — La mode était alors dans les grandes villes de Tempire, que les personnes d'un rang élevé portassent des robes ornées de broderies d'or et d'argent, représentant des scènes de chasse aux bêtes fauves. Les chrétiens pieux, ou ceux qui voulaient le paraître, y substituèrent des scènes empruntées au Nouveau Testament, comme, par exemple, les noces de Gana, la guérison du paralytique ou de l'aveugle-né, Marie-Madeleine embrassant les pieds de Jésus, la résurrection de Lazare, etc. Ainsi attifés, ils pensaient — c'est l'évêque Astérius qui le leur reproche' — que leur vêtement était bien vu de Dieu. Astérius repousse cette imagination, leur conseille de vendre ces robes somptueuses et de tacher d'honorer plus réellement les images vivantes de Dieu. <( Au lieu de porter sur vos habits, leur dit-il, la guérison du paralytique, cherchez plutôt les vrais malades et soulagez-les; au lieu de vous contenter d'avoir sur vos personnes la représentation en broderie d'un pénitent à genoux, humiliez-vous vous-mêmes et repentez-vous de vos péchés \ »

Cierges allumés. — Parmi les usages nouveaux que nous avons à mentionner ici, se trouve celui d'avoir des cierges allumés en plein jour dans les églises. Cet usage est à la fois païen et irrationnel. Plusieurs des anciens écrivains ecclésiastiques le condamnent comme entaché de paganisme. « Ces malheureux allument des luminaires pour Dieu, comme s'il était dans les ténèbres.

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