Parker, Sculpture among the Greeks and Romans
3. Parker, ioî ,p.52. Z)/c^. CAm^. ^n%.,art. Sculpture,Christian, p. 1868.
4. Tous ces monuments sont romains. L'art chrétien de la riche métropole ne peut pas servir de type de l'art chrétien dans l'Église entière, car il est probable qu'il était bien supérieur.
i'LANCHE V
Vase du IV" siècle. Les mages offrant les présents.
saints des âges suivants. De plus, — et ceci a une bien plus grande importance, — on doit remarquer l'absence des traits qui caractériseront un jour l'altération du culte chrétien. Ainsi, il n'y a point d'auréoles; le Christ est toujours représenté comme un simple homme; rien, absolument rien, n'indique la mariolàtrie, ni la servile adoration des saints dans laquelle l'Église tombera plus tard. On n'y^voit même point de trace d'ascétisme. Ce qu'on voit, ce sont purement et simplement des scènes empruntées à l'Ancien et au Nouveau Testaments, enchevêtrées, d'ailleurs, d'une manière un peu fantaisiste.
L'une des Catacombes porte le nom de l'écrivain martyr Hippolyte. Le poète Prudence, qui vivait vers l'an 403, en a laissé une description en vers. Elle jette un jour curieux sur l'état des Catacombes à cette époque et sur le rapide développement de la superstition, à partir du moment où le christianisme devint religion d'État. « Non loin des murs de la ville, dit-il, au milieu de riants vergers, on trouve une crypte ensevelie dans de sombres abîmes. Un sentier escarpé et quelques marches tournantes conduisent à ces retraites souterraines. A mesure qu'on s'y avance, et que l'obscurité semble s'assombrir de plus en plus, des ouvertures pratiquées dans la voûte laissent pénétrer les brillants rayons du soleil dans le dédale obscur des galeries. C'est là que fut porté le corps d'Hippolyte, près du lieu où se dresse maintenant un autel, gardien fidèle de ses ossements, table sacrée où viennent se nourrir les riverains du Tibre. Que ce lieu est saint! C'est là que, malade d'âme et de corps, je suis venu souvent me prosterner et prier; c'est là que j'ai trouvé
le soulagement! Oui, ô glorieux prêtre! Je dirai avec quelle joie je reviens t'embrasser! Je dirai tout ce que je dois à cet Hippolyte auquel Dieu a donné le pouvoir d'accorder tout ce qu'on lui demande ! Cette petite chapelle, qui contient les restes de ce qui fut autrefois le vêtement de son âme, abonde en biens précieux. Des mains opulentes l'ont enrichie de plaques d'argent brillantes et polies comme des miroirs; elles ont garni l'entrée de marbre de Paros; elles n'ont reculé devant aucune dépense. » Prudence parle ensuite des pèlerinages faits à la châsse d'Hippolyte. « Toute la jeunesse du pays, dit-il, vient adorer là; c'est un va-et-vient constant, de l'aurore au coucher du soleil. Tous embrassent l'argent éclatant, tous répandent de doux parfums, tous mouillent leurs visages de larmes. Des flots de peuple viennent de la cité impériale, le plébéien coudoie le patricien et une même foi les entraîne tous. Des portes d'Albano sort une longue procession. Ce sont ses citoyens, vêtus de robes blanches, qui viennent apporter le tribut de leur adoration. Toutes les routes retentissent du bruit des fidèles.... Le natif des Abruzzes, le paysan étrusque, le Samnite farouche, l'habitant de l'altière Gapoue et de Nota, tous viennent avec leurs femmes et leurs enfants. A peine les champs sont-ils assez étendus pour contenir la foule joyeuse, et la crypte ellemême serait de dimensions trop restreintes pour tant de gens, si l'on ne pouvait visiter à quelques pas de là une autre église, d'une magnificence toute royale K » Ainsi écrivait Prudence, soixante-dix ans, environ, après la fin de notre période. On voit avec quelle rapi-