‹ L'eglise primitive jusqu'a la mort de ConstantinChapitre 290 sur 324 · Liv. VIII, chap. xli · texte numérisé non relu

Liv. VIII, chap. xli

décédé victorieux de la mort. Gela fait, le prêtre rend grâces et, après la lecture de quelques chapitres de l'Écriture, les catéchumènes sont renvoyés. On lit alors à haute voix les noms de ceux qui ont triomphé du monde et sont entrés dans le repos. Enfin, après que le prêtre a' prié pour celui qui vient de quitter la vie, afin que Dieu lui pardonne et l'admette parmi les immortels, le corps est embrassé, oint et enseveli K »

Les fêtes les plus populaires de l'Église étaient les anniversaires ou jours de naissance des martyrs. Ces fêtes devaient attirer tout particulièrement les païens. De grandes foules s'assemblaient autour de leurs sépulcres, et plus tard, depuis le temps de Constantin, dans les magnifiques églises élevées sur leur emplacement K Avec le jour, commençait un service religieux important. On chantait des hymnes en l'honneur des martyrs % on lisait — d'où le nom de légendes, legenda — l'histoire de leur vie et de leur martyre ; les meilleurs prédicateurs prononçaient leur panégyrique. A la fin de la journée avait lieu un banquet, auquel tout le monde était invité à prendre part. Les païens avaient été accoutumés à apaiser les mânes de leurs morts par des festins de ce genre, festins fort coûteux, parfois, lorsqu'il s'agissait de personnes opulentes. A vrai dire, le banquet formait une partie intégrante de leurs cérémonies religieuses. Quand cet usage s'introduisit dans l'Église, ce ne fut pas sans que

5. Benys, Hiérarchie Ecclésiastique, dans VAnte-Nic. Library; Arnobe, p. 218, n. 3. Les ouvrages auxquels on donne ce nom d'auteur ont été composés, à ce qu'on croit, au siècle.

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