‹ L'eglise primitive jusqu'a la mort de ConstantinChapitre 292 sur 324 · Mosheim, I, 553, n. 63. (Trad. F.-B. de Félice · texte numérisé non relu

Mosheim, I, 553, n. 63. (Trad. F.-B. de Félice

pernicieux, mais traditionnels plaisirs qu'ils goûtaient en célébrant le culte de leurs faux dieux, au nnilieu des fêtes et d'abondantes libations. II parut donc convenable à ceux qui dirigeaient TÉglise de ne pas s'insurger par trop contre cette faiblesse, et de substituer à ces fêtes des fêtes analogues en l'honneur des saints martyrs. Ils devaient y trouver les mêmes joies, sans la même impiété. » Et ailleurs : « Beaucoup boivent avec excès en Thonneur des morts et, quand ils célèbrent leur fête, s'ensevelissent en quelque sorte euxmêmes au dessus des tombeaux de ceux qui sont ensevelis. A leurs yeux, boire et manger avec excès est affaire de religion... Les martyrs entendent le cliquetis de vos coupes; ils entendent le bruit de votre cuisine; ils entendent vos orgies \ »

Invocation des saints. — A côté de l'idée que les prières des vivants peuvent être utiles aux morts, il devait nécessairement en naître une autre, à savoir que l'intercession des morts pouvait aider au pardon et au salut des vivants. C'est un sentiment bien naturel à l'homme, que Gyprien exprime lorsqu'il dit : « Un grand nombre de nos chers défunts, parents, frères, enfants, nous attendent dans le paradis. Assurés de leur salut, ils sont anxieux au sujet du nôtre ^ » Origène va plus loin : « Il n'y a rien de mauvais à croire que tous les saints décédés, conservant pour les vivants des sentiments de charité, s'inquiètent de leur salut et les aident auprès de Dieu de leurs prières et de leur intervention. » Et ailleurs : « Dans mon opinion, nos pères

1. Dict. Christ. Antiq., I, art. Catacombs, p. 312. — Maitland, Cata- ■combs, 213.

Page 1