‹ L'eglise primitive jusqu'a la mort de ConstantinChapitre 297 sur 324 · H. E., liv. V, chap. xxii · texte numérisé non relu

H. E., liv. V, chap. xxii

l'église PRLMITIVE 463

truit, avant son baptême, dans la connaissance du Dieu incréé, de son Fils unique et du Saint-Esprit. Que Tordre de la création, Faction de la divine Providence et ses dispensations successives lui soient enseignés. Qu'on lui dise pourquoi le monde et l'homme, citoyen de ce monde, ont été créés, et de quelle nature il est luimême. Qu'il sache comment Dieu a puni les méchants par l'eau et le feu et comment, au contraire, de génération en génération, il a couronné de gloire ses saints. Qu'il sache encore comment, dans sa Providence, il n'a jamais abandonné l'humanité, mais l'a rappelée, de temps en temps, de l'erreur et de la vanité à la connaissance de la vérité ; de l'esclavage et de l'impiété à la liberté et à la piété; de la mort éternelle à la vie éternelle. Après cela, il devra savoir ce que sont Tlncarnation, la Passion, la Résurrection des morts et l'Ascension de Christ, et ce que comportent le renoncement au diable et l'alliance avec Christ K )>

Aussi longtemps que l'Église ne posséda point d'écoles pour l'enseignement séculier — et rien n'indique qu'elle en ait eu avant le iv" siècle — l'éducation des enfants chrétiens souleva de grandes difficultés. Il est probable que la fréquentation des écoles païennes était généralement considérée comme une nécessité, et Tertullien lui-même la permettait. Il recommandait seulement à l'élève chrétien de recevoir ce qu'il y avait de bien et de rejeter ce qu'il y avait de mal « exactement comme quelqu'un recevant du poison d'un autre homme, ignorant qu'il en donne, s'abstiendrait de le boire ». Mais si la nécessité peut servir d'excuse, c'est seulement

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