Liv. Vn, chap. xxxix
parce qu'aucune autre voie n'est ouverte pour acquérir l'instruction K
Si Tertullien admet qu'un élève puisse, à la rigueur, fréquenter les écoles païennes, il repousse absolument l'idée qu'un chrétien puisse y enseigner. « Le maître d'école et le professeur, dit-il, sont en ligue avec l'idolâtrie. Ils doivent faire connaître les dieux des Gentils, observer leurs fêtes, d'après lesquelles même leurs honoraires sont établis. Le premier paiement d'un nouvel élève est consacré à Minerve. Il faut célébrer la fête de la Nouvelle Année et celle des Sept Collines; il faut percevoir les dons, recevoir les cadeaux du solstice d'hiver et ceux de la Chère Parenté. Il faut orner les écoles de guirlandes. Lorsque les femmes des Flamines et les Ediles offrent des sacrifices, les écoles ont congé. De même au jour de fête d'une idole, alors que toute la pompe du diable y est déployée ^ »
Édifices. — Profitant des périodes de tranquillité dont ils jouirent au iip siècle, les chrétiens achetèrent des terrains et firent bâtir des églises. La première donnée positivement authentique que nous ayons sur ce point remonte au règne d'Alexandre Sévère (222-235) ^ Il y avait à Rome, non loin de la rive occidentale du Tibre, un terrain qui avait toujours été regardé comme commun. Une des congrégations chrétiennes de la ville Facquit pour y installer son temple. La corporation des traiteurs protesta, et la cause fut portée devant l'empereur. Celui-ci trancha la question en faveur des chrétiens, estimant qu'il valait mieux un édifice religieux