Socrates, liv. I, chap. xi
4. Le philosophe Synesius était devenu évêque de Ptolémaïs en Cyrénaïque en 410. Lors de son ordination, on lui avait demandé de quitter
pareils mariages sont déclarés illégitimes, condamnés à devenir esclaves et à rester la propriété de l'Église, contre laquelle leurs pères ont péché. Soixante-deux ans plus tard, un nouveau concile de Tintolérante Espagne devait édicter des lois pour combattre les terribles conséquences du décret du concile de Tolède. D'une part, il formulait des canons au sujet des vices contre nature croissants du clergé et les condamnait de ce chef à la déposition et à l'exil; de l'autre, il prenait des mesures contre les suicides de plus en plus fréquents chez ceux sur lesquels pesait la discipline de l'Église K Toujours, depuis lors, le mariage a été interdit entièrement au clergé de l'Église latine ^ Dans l'Église grecque, les usages sont restés différents et moins rigoureux. Jusqu'à nos jours, on a enjoint au bas clergé de se marier, et on l'a interdit au haut clergé. Lesévêques sont choisis parmi des moines ou des ecclésiastiques veufs. Les secondes noces sont considérées comme illicites.
sa femme. Voici sa réponse indignée : « Dieu, la loi et la sainte main de Théophile (évêque d'Antioche) m'ont donné ma femme. C'est pourquoi je déclare et j'affirme, que je ne veux en aucune mesure être séparé d'elle, ni vivre en secret avec elle comme un adultère; la séparation serait impie; une vie cachée, illicite. Ce que je ferai, c'est de demander à Dieu de nous accorder beaucoup et de pieux enfants ! » Œuvres de Svnésius, Lettre à son frère, CV, dans ses OEuvres, éd. de Paris, 1612.