‹ L'eglise primitive jusqu'a la mort de ConstantinChapitre 313 sur 324 · Lettre à Diognête, ci-dessus, p · texte numérisé non relu

Lettre à Diognête, ci-dessus, p

monies extérieures. Les chrétiens sont les gens qui ont reçu le baptême d'eau, qui participent au pain et au vin, au sacrement, comme on dit, ou aux mystères. Non certes qu'il leur manque certaines autres qualités chrétiennes d'un caractère plus positif! les nombreux martyres, le dévouement dans les temps de famine ou de peste, la vigilance et la sainteté de vie de milliers de fidèles prouvent encore, d'une manière éclatante au monde, la puissance fortifiante de FÉvangile. Mais, d'un autre côté, plus l'importance attachée aux cérémonies grandit, moins on s'attache à la conversion du cœur. Gomment la moralité n'aurait-elle pas décliné., lorsqu'un homme comme Grégoire le Thaumaturge * adoptait une discipline flexible, et faisait céder la sainte règle de l'Évangile devant les habitudes vicieuses des païens nouvellement baptisés? Et quand, après l'édit de Milan, la porte de l'Église fut encore plus largement ouverte, ne devint-il pas extrêmement difficile, sinon impossible, de maintenir la discipline et la morale?

D'ailleurs, à mesure que le danger grandissait, la voix des gardiens des troupeaux perdait de plus en plus son énergie. Après la fin du ii'' siècle, les Monta nistes n'eurent plus aucune influence, et toutes les sectes, comme celle des Novatiens, par exemple, qui demandaient le retour aux anciennes mœurs et à l'ancienne discipline, ne purent jamais obtenir de résultats sérieux, dans l'Église en général ^ Gà et là quel-

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