‹ L'eglise primitive jusqu'a la mort de ConstantinChapitre 314 sur 324 · Ci-dessus, p · texte numérisé non relu

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2. Les Novatiens, ayant fait cause commune avec les orthodoxes contre les Ariens, furent plus tolérés que d'autres dissidents. Mais, au siècle suivant, ils furent persécutés par Cyrille d'Alexandrie. En 41:i, il ferma leurs églises dans cette ville et s'empara de leurs biens ecclésiastiques. SchafF, p. 942.

ques personnalités font entendre, cependant, un cri d'alarme. Ainsi Gommodien, vers l'an 250. Il nous reste de lui deux poèmes, écrits en un latin barbare. Ils témoignent de la grande liberté d'esprit de l'auteur. En voici un exemple. Quelques-uns de ceux dont la mission était d'instruire et de guider l'Église avaient montré une indulgence coupable, sous l'empire de la crainte ou sous Tinfluence des présents. Gommodien s*écrie : « Tu cours avec la multitude aux vains spectacles du cirque, où Satan fait son œuvre avec bruit ! Tu t'imagines que tout ce qui est agréable est licite! Ah! n'aime pas le monde, ni les choses qui sont du monde ! ainsi parle la voix de Dieu; tu le sais, tu l'approuves, et pourtant tu n'obéis pas et tu te contentes d'observer des prescriptions d'hommes. Tu te fies à ce présent qui a fermé la bouche de l'homme qui devait t'éclairer; tu as acheté son silence; tu as obtenu qu'il fît taire pour toi la loi divine... Sois plutôt comme Ghrist veut que tu sois, heureux et bon en Lui, car le monde ne te donnera que tristesse et chagrin K »

Un siècle plus tard, vers l'an 355, Aërius proteste à son tour. Né dans le Pont ou en Arménie, Aërius avait été consacré prêtre par son ami, le semi-arien Eustathius, évêque de Sébaste. Des discussions ultérieures s'étant élevées entre lui et son évêque, Aërius et ses nombreux partisans rompirent ouvertement avec l'Église et renoncèrent en même temps à toute possession temporelle.

L'enseignement d'Aërius atteignit, sur quelques points, un niveau presque égal à celui de certains des

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