Ci-dessus, p
et à présider aux jeux publics. Naturellement, FÉglise condamnait énergiquement de pareilles infidélités K
Après sa victoire sur le paganisme, l'Église n'en continua pas moins à veiller sur ceux de' ses membres qui exerçaient des fonctions civiles. Le premier concile d'Arles (314) décida que, lorsqu'un chrétien serait investi de la charge de gouverneur d'une province, il devrait être muni d'une lettre pour févêque, serait placé sous sa haute surveillance et pourrait être exclu de la communion, s'il commettait des actes contraires à la discipline de l'Église ^. Ces dispositions produisirent plus tard de grands abus, car ils conduisirent à l'intervention prépondérante du clergé dans tous les actes officiels et dans les fonctions purement civiles des juges, des gouverneurs et même des empereurs et des rois.
Le service militaire, — Il n'est pas douteux qu'aux iii^ et iv^ siècles, l'objection contre le service militaire, tirée de l'antinomie entre la guerre et les préceptes de l'Évangile, n'ait perdu du terrain. Du temps de Dioclétien, nous l'avons dit d'après Eusèbe % on trouvait dans les armées beaucoup d'officiers et de soldats chrétiens. Les Montanistes avaient perdu en nombre et en influence, et le témoignage qu'ils avaient rendu à l'Évangile sur ce point avait diminué avec eux. Nous pouvons, cependant, trouver quelques renseignements sur cette importante question, dans les livres ecclésiastiques en usage au iii^ siècle et dans les siècles suivants. Les