‹ L'eglise primitive jusqu'a la mort de ConstantinChapitre 319 sur 324 · Gi-dessus, p · texte numérisé non relu

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celui du centurion Marcellus, qui, plutôt que cle participer à une fête païenne, jeta son épée et fut conduit au supplice \ Dans les deux cas, remarquons-le, il ne s'agissait pas d'un refus de principe, si nous pouvons ainsi dire, et à cause des préceptes de l'Évangile. Mais y eut-il des cas de résistance de ce genre? C'est ce que nous ne saurions dire. Probablement de tels scrupules étaient alors aussi impopulaires qu'aujourd'hui, et les chroniqueurs ont bien pu ne pas mettre un zèle excessif à en connaître et à en raconter les manifestations. L'histoire nous a cependant conservé un exemple remarquable de cette fermeté à refuser d'entrer dans l'armée, parce que Christ a défendu à ses disciples de prendre part à la guerre. Le héros est un des fidèles martyrs du iii^ siècle.

En 295, à Teveste ^ ville épiscopale de Numidie, le sergent recruteur amena, devant le proconsul Dion, un jeune homme de vingt-deux ans, nommé Maximilien, qu'il jugeait propre au service militaire. C'était durant une période de tolérance et de calme. Le jeune homme était accompagné par son père. Au moment où on allait vérifier sa taille, il s'écria : « Je ne puis pas entrer au service, je suis chrétien. » Le proconsul ne fit aucune attention à ces paroles, et ordonna à ceux qui en avaient la charge de le mesurer. Tandis qu'il était debout contre le poteau indicateur, il dit encore une fois : « Je ne puis aller à la guerre, je ne puis faire du mal, je suis chrétien. »

Dw72, — Mesurez-le. (L'officier proclame sa hauteur, cinq pieds dix pouces.)

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