‹ L'eglise primitive jusqu'a la mort de ConstantinChapitre 35 sur 324 · Gieseler, /{. G., I, 122 n · texte numérisé non relu

Gieseler, /{. G., I, 122 n

rationnelles de l'Ancien Testament. Dans la défense de manger certains animaux impurs ^ , l'auteur découvre un ordre de ne pas avoir de rapports avec les hommes qui leur ressemblent. Ainsi le pourceau est l'emblème de ces hommes qui, tandis qu'ils vivent dans la luxure, oublient Dieu et ne se souviennent de lui que lorsqu'ils sont dans le besoin. L'aigle, l'épervier, le vautour et le corbeau représentent ceux qui ne savent pas se procurer, par leur travail et à la sueur de leur front, ce qui leur est nécessaire pour vivre; qui s'emparent du bien d'autrui et qui, tout en affectant une grande simplicité dans leurs allures, recherchent toujours ce qu'ils pourront piller. Les poissons qui n'ont ni nageoires ni écailles, qui ne nagent pas, mais vivent dans les basfonds et dans la vase, sont le type de ces hommes qui resteront impies jusqu'à la fin de leur vie, et dont la condamnation est assurée ^

Ce qu'il y a de plus intéressant dans les écrits des anciens auteurs ecclésiastiques, c'est le récit de leur propre conversion. Tatien, l'un des disciples de Justin, nous raconte comment il en vint à renoncer à l'idolâtrie dans laquelle il avait été élevé, et comment il fut éclairé par la lecture de l'Ancien Testament. Né en Mésopotamie, il se sentit pris de la curiosité, si fréquente alors, de connaître les différents systèmes de philosophie et les différentes formes religieuses. Il se mit donc à voyager. A Rome, il vit les abominations accomplies sous le couvert de la religion. « Ayant considéré ces choses, dit-il ^ surtout lorsque j'eus été admis à participer aux mys-

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