‹ L'eglise primitive jusqu'a la mort de ConstantinChapitre 42 sur 324 · Contre les hérésies, liv. IV, ch. xxs · texte numérisé non relu

Contre les hérésies, liv. IV, ch. xxs

ment de Septime-Sévère. Beaucoup de martyrs, écrit à cette époque Clément d'Alexandrie, sont journellement brûlés, crucifiés ou décapités sous nos yeux K

Irénée, que nous avons déjà mentionné comme disciple de Polycarpe, succéda à Pothin dans l'évêché de Lyon (177-202). Au moment où il fut élu, il revenait de Rome. Des frères de Lyon l'y avaient envoyé avec des lettres à l'évêque Éleuthère, concernant la secte nouvelle des Montanistes Il a écrit de nombreux traités, dont le plus important est son livre contre les hérésies.

A celte époque primitive, l'Église était profondément troublée par des spéculations philosophiques et des doctrines bizarres, connues sous le nom générique de Gnosticisme. Presque tous les écrivains chrétiens employaient leur plume à réfuter ces erreurs. Déjà l'apôtre saint Jean parle de certains d'entre eux (les Nicolaïtes) et les montre à l'œuvre dans les Églises d'Asie (Apoc, II, 6, 15).

Ces spéculations envahirent rapidement l'Asie, la Syrie et les écoles d'Alexandrie. Au ii^ siècle, elles avaient abouti aux systèmes soi-disant philosophiques les plus extravagants que l'esprit humain eût jamais conçus. Dans son acception ancienne et classique, le mot gnostique — homme de science — était appliqué à ceux qui, dans le domaine de la science, avaient pénétré plus haut et plus loin que le vulgaire. Désormais il servit à désigner ceux qui prétendaient professer une doctrine supérieure non seulement aux religions païennes, mais aussi au Judaïsme et au Christianisme

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