‹ L'eglise primitive jusqu'a la mort de ConstantinChapitre 43 sur 324 · Néander · texte numérisé non relu

Néander

2. Eusèbe, H. jE'.,liv. V, ch. m, iv. Du Pin, Bibl. des Auteurs ecclésiastiques^ éd. 1693.

populaire. Dans leurs étranges systèmes, les Gnostiques combinaient avec les données évangéliques, les éléments les plus divers empruntés au Platonisme, à la théologie juive, au Parsisme, au Brahmanisme et au Bouddhisme \ Bien plus occupés de spéculations abstraites et stériles que de la croix de Christ, ils cherchaient vainement à sonder le mystérieux abîme dans lequel la philosophie païenne avait sombré. « Les philosophes et les hérétiques traitent les mêmes sujets, dit Tertullien \ s'embarrassent dans les mêmes questions : D'où vient le mal, et pourquoi est-il? d'où vient l'homme et comment? Quel est le principe de Dieu?... Mais qu'y a-t-il de commun entre Athènes et Jérusalem, l'Académie et l'Église, les hérétiques et les chrétiens ? Notre secte vient du Portique de Salomon, qui nous a enseigné à chercher Dieu avec un cœur simple et droit. A quoi pensaient ceux qui prétendaient nous composer un christianisme stoïcien, platonicien ou embarrassé de dialectique? A ceux qui possèdent Christ, ces questions curieuses sont inutiles; à ceux qui trouvent leur joie dans l'Évangile, les discussions philosophiques n'ont rien à offrir. »

Gooper, dans son ouvrage sur V Église libre dans ï ancienne chrétienté % appelle le gnosticisme : l'écume produite par Faction puissante du levain de l'Évangile, pénétrant et vivifiant la masse inerte du Paganisme. Hatch * décrit en beau langage leur enseignement plein de rêveries et, après avoir montré le symbolisme de Phi-

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