I, Cor. XIV; XI
l'Église primitive. Parmi les fidèles que l'apôtre fait saluer, un tiers environ sont des femmes \ Cinq ou six d'entre elles sont même l'objet d'une mention spéciale, à cause de la place qu'elles occupent dans l'Église ou de leur activité intense pour le Seigneur. De Priscille et d'Aquilas, l'apôtre dit : « Ce n'est pas moi seul qui leur rends grâces, ce sont encore toutes les Églises des païens. » De quatre autres, qu'elles ont travaillé ou beaucoup travaillé pour le Seigneur. Encore cette énumération ne comprend-elle pas Phœbé, la sage et active diaconesse, à laquelle l'apôtre rend ce beau témoignage, qu'elle a donné aide à plusieurs et à lui-même.
La seule limite que mette Paul à la libre manifestation des dons spirituels dans les assemblées est le respect nécessaire de l'ordre et de la soumission réci-, proque ^
Nous avons encore à mentionner un trait caractéristique de la vie sociale et religieuse des premiers chrétiens : le repas ou souper en commun, devenu plus tard l'Eucharistie.
Lorsque Notre Seigneur s'assit à son dernier repas, il prit du pain, et, ayant rendu grâces, il le rompit et dit : Prenez, mangez, ceci est mon corps; puis il prit la coupe, et ayant rendu grâces, il la leur donna, disant : Buvez-en tous, car ceci est mon sang, le sang de la [nouvelle] alliance, qui est répandu pour plusieurs, pour la rémission des péchés. Et il ajouta, d'après Luc : Faites ceci en mémoire de moi ^; et d'après *Paul :
1. Ce sont : Prisca, Marie, Jiinias? Tryphène et Tryphose, Perside, la mère de Rufus, Julie et la sœur de Nérée.