‹ L'eglise primitive jusqu'a la mort de ConstantinChapitre 51 sur 324 · Voy, ci-dessus, p · texte numérisé non relu

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donnes! * Familiarisés avec cette coutume, les apôtres semblent l'avoir associée à la remarquable application que le Seigneur se faisait à lui-même de la Pàque. Franchissons, en effet, quelques semaines pour en arriver à l'effusion du Saint-Esprit, le jour de la Pentecôte : tous ceux qui croyaient, nous est-il dit, étaient dans le même lieu, et ils avaient tout en commun.... Ils étaient chaque jour assidus au temple, ils rompaient le pain à la maison... ^ Non seulement donc, les chrétiens avaient toutes choses en commun, mais ils avaient l'habitude de prendre ensemble un des repas de la journée. Bientôt cet essai de communauté des biens, qu'on ne trouve qu'à Jérusalem, dut être abandonné. Quant au repas en commun, après avoir été quotidien, il devint hebdomadaire.

Cet usage juif se répandit naturellement dans les autres Églises composées, comme celle de Gorinthe, par exemple, de Juifs et de Gentils. Bien plus, les Églises composées de Gentils seulement ne devaient éprouver aucun étonnement en face d'un usage auquel les païens étaient accoutumés eux-mêmes. « Dans presque toutes les parties de l'empire, dit Hatch, il y avait, comme dans notre société moderne, des associations ou cercles. Les uns, pour les intérêts commerciaux; d'autres pour l'assistance réciproque ou pour Tamusement. Les mem-

1. En 1551, le concile de Trente admit que, pendant la captivité de Babylone, les Juifs avaient institué, au lieu de l'Agneau pascal, qui ne pouvait être immolé qu'à Jérusalem, une sorte de post-cœnam (repas adjoint au souper) avec le pain et le vin. Sarpi, Hist. du Concile de Trente, trad. angl. de N. Brent, Londres, 1676, p. 336. Mais on peut faire observer sur ce point que, dès le début de l'institution pascale, le pain avait fait partie du repas et que le vin, comme nous l'avons dit, n'était pas spécial à cette fête.

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