‹ L'eglise primitive jusqu'a la mort de ConstantinChapitre 52 sur 324 · C'est-à-dire, pas dans le temple. Act. Il, 46; IV · texte numérisé non relu

C'est-à-dire, pas dans le temple. Act. Il, 46; IV

bres de ces cercles avaient souvent, sinon d'une manière régulière, des repas en commun » La conséquence de ces usages, en ce qui concerne TÉglise, fut Finstitution d'un repas périodique, où la sociabilité et la religion avaient également leur part, et auquel toute la congrégation était invitée. On l'appelait la Gène du Seigneur, le repas de charité, l'agape. Les aliments étaient fournis par les fidèles riches; le repas fini, ce qui restait, était emporté par les plus pauvres.

On ne rencontre aucune mention de la Pâque (sauf comme date) ni de la fraction du pain en commun, tous les jours ou plus rarement, pendant les vingt-cinq années qui suivent la Pentecôte ^ Par contre, en 58, ces usages sont en pleine vigueur à Gorinthe. L'apôtre Paul en parle, et ce qu'il en dit nous montre que de graves abus s'étaient introduits. Geux qui prenaient part à ces repas oubliaient qu'ils célébraient la mort du Seigneur. « Lors donc que vous vous réunissez, écrit l'apôtre, ce n'est pas pour manger le repas du Seigneur; car, quand on se met à table, chacun commence par prendre son propre repas, et l'un a faim tandis que l'autre est ivre. » Et il ajoute, comme moyen de se garder de ces malheureuses pratiques : « Que chacun donc s'éprouve soi-même, et qu'ainsi il mange du pain et boive de la coupe, car celui qui mange et boit, sans discerner le corps du Seigneur, mange et boit sa propre condamnation ^ »

Seuls, les frères, les fidèles étaient admis à ces repas en commun. La persécution rendit même les Églises

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