Op. cit., lect. II, p
2. Act., XII, 4. — L'exemple raconté clans Act. XX, se reproduisit plus tard.
3. I Cor., X, XI. Voy. The Lord's Supper, a Scriptural arf/ument, par Isaac Brown.
encore plus circonspectes et plus exclusives. On fermait les portes, et les précautions les plus minutieuses étaient prises, pour éviter les intrus ^ Pendant un certain temps, le repas en commun conserva son vrai caractère. Nul besoin de prêtre pour consacrer les aliments; tous étaient prêtres, et le Seigneur lui-même présidait, invisible. Quelles douces heures ont dû passer les chrétiens dans ces réunions, alors que les faits de Fhistoire évangélique, présents à toutes les mémoires, faisaient le sujet de leurs conversations! Dans les temps de persécution, surtout, où les vides créés par la prison et les supplices resserraient encore les liens des survivants entre eux, combien ne devaient-ils pas sentir qu'ils ne faisaient qu'un seul corps en Christ, le pain de vie!
Ce simple repas devait devenir, par des additions successives et par l'action de l'élément sacerdotal, l'institution de l'Eucharistie ou sacrement de la Gène. A ce développement devait correspondre et correspondit l'oubli complet de son caractère social. On n'en vit plus que le caractère religieux. « Graduellement, dit le doyen Stanley, le repas devint distinct de l'acte religieux. Le repas devint de plus en plus séculier, l'acte religieux de plus en plus sacré. De siècle en siècle^ la rupture s'accusa davantage. On ne sépara pas, tout d'abord, mais on distingua. Le repas précéda ou suivit immédiatement le sacrement. Alors, les seuls ministres furent chargés de distribuer les éléments de la Gène. Au second siècle, repas et sacrement ne furent plus célébrés tous les jours % mais seulement les dimanches et fêtes. Puis le