‹ L'eglise primitive jusqu'a la mort de ConstantinChapitre 54 sur 324 · Lyman Goleman, ch. xvi · texte numérisé non relu

Lyman Goleman, ch. xvi

2. Pas à Carthage , car Gyprien (vers le milieu du siècle) dit : « Nous recevons journellement l'Eucharistie De Voraison domirii-

repas, devenu entièrement distinct, prit le nom à'agape^ et on en vint à considérer ce que les apôtres disaient de la dernière cène du Seigneur, comme s'appliquant à un repas entièrement distinct du sacrement. Enfin le repas lui-même tomba en discrédit. Augustin et Ambroise le condamnèrent et, au v^ siècle, ce qui était la forme originale de l'Eucharistie fut condamné comme profane par les conciles de Garthage et de Laodicée ^ ».

Nous devons encore mentionner un point de moindre importance : le baiser de charité ou de paix que les chrétiens se donnaient au culte ^ Des abus ne tardèrent pas à se produire. Clément d'Alexandrie parle du baiser profane et du baiser de pure forme. « Ce n'est pas le baiser, dit-il, qui prouve la charité; ce sont les sentiments bienveillants, et tel peut faire retentir ses baisers dans l'église, qui manque entièrement de charité ^ »

On dut de bonne heure établir des règles et des limites à cet usage, qui s'est perpétué dans l'Église d'Occident jusqu'au xiii*" siècle, et dans la plupart des Églises d'Orient jusqu'à nos jours K

Tout ce que nous venons de dire se rapporte à l'âge apostolique. Mais, pour les cent années qui le suivirent, nous n'avons presque point de renseignements. Chose étrange! Clément de Rome, Barnabas, Polycarpe, l'auteur de la Lettre à Dîognète ^ ne font aucune allu-

cale, ch. xvm. Voy. aussi le passage de Tertullien cité ci-dessous, p. 110.

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