‹ L'eglise primitive jusqu'a la mort de ConstantinChapitre 55 sur 324 · Dict. Christ. Antiq. Ante-Nic. Library, II, 63, n · texte numérisé non relu

Dict. Christ. Antiq. Ante-Nic. Library, II, 63, n

5. On peut en dire autant des premiers Apologistes, Minucius Félix, Athénagore, Tatien et Théophile d'Antioche. L. Goleman, XVI, § 4.

l'église primitive lOS

sion à la Gène. Ignace lui-même (d'après la recension syriaque) ne dit rien de l'acte extérieur, mais parle toujours de la communion spirituelle. « Je veux le pain de Dieu, qui est Jésus-Christ, comme nourriture; je veux le sang de Christ, qui est l'amour incorruptible, comme breuvage »

La plus ancienne allusion à la Cène, ou même au culte, que nous possédions, se trouve dans la lettre de Pline à Trajan déjà citée : « Ils s'assemblaient à jour marqué, avant le lever du soleil; ils chantaient tour à

tour des hymnes à la louange de Christ Après cela,

ils avaient coutume de se séparer et se rassemblaient de nouveau pour manger des mets communs et innocents ^ »

Justin-Martyr est le premier écrivain ecclésiastique qui parle avec quelques détails du culte des chrétiens. C'est dans sa Première Apologie, présentée à Antonin le Pieux vers l'an 138. On lit et on commente encore l'Écriture ; les prières et les chants ont conservé beaucoup de la simplicité des premiers jours; mais déjà on ne trouve plus, de la part de la congrégation, la libre manifestation des dons spirituels, si nécessaire à la vie saine et puissante de l'Église. Le service religieux, devenu didactique et officiel, est presque tout entier accompli par une seule personne.

« Au jour appelé du soleil, dit Justin, tous les fidèles de la ville ou des campagnes environnantes s'assemblent en un même lieu. On lit autant des mémoires des apôtres ou des écrits des prophètes que le permet le temps dont on dispose. Lorsque le lecteur a terminé, celui qui préside

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