Voy. ci-dessus, p
le culte ajoute des instructions et des exhortations orales et y propose aux fidèles l'imitation des belles choses qui viennent d'être lues \ Puis tous se lèvent et prient. Quand nous avons fini de prier, on apporte du pain, du vin et de l'eau. Le président se lève alors, prie et rend grâces selon son pouvoir, et le peuple s'écrie : Amen. Vient ensuite une distribution générale des aliments consacrés; tous ceux qui sont présents y participent, et les diacres sont chargés de porter aux absents leur part. Ceux des fidèles qui en ont le moyen et la volonté versent une libre contribution. Ce qui est ainsi recueilli est remis au président; celui-ci est chargé d'assister, avec ces fonds, les orphelins, les veuves, les malades, les malheureux, les prisonniers, les étrangers, en un mot tous ceux qui en ont besoin ^ »
Dans un autre chapitre, Justin insiste plus particulièrement sur la manière de célébrer l'Eucharistie. Les expressions qu'il emploie pourraient même, peut-être, faire supposer qu'il croit à la présence réelle. Il s'agit de la réception d'un converti immédiatement après son baptême. « Nous offrons, dit-il, de ferventes prières pour lui et pour nous-mêmes et, ces prières terminées, nous nous saluons les uns les autres par un baiser. Puis on apporte à celui qui préside du pain et une coupe pleine de vin et d'eau mêlés. Il les prend et donne gloire et louange à Dieu le Père de toutes choses, au nom du Fils et du Saint-Esprit, et lui rend de longues actions
1. On lisait parfois les écrits d'autres auteurs. Denys, évêque de Corinthe, écrivant vers cette époque à l'Eglise de Rome, dit : Nous avons célébré le saint jour du Seigneur et lu l'Epître qui vous a été adressée. Une pareille lecture, comme aussi celle de TEpître qu'autrefois nous adressa Clément, remplissent nos cœurs d'avertissements excellents. — Voy. Eusèbe, H. E., liv. IV, ch. xxm.