‹ L'eglise primitive jusqu'a la mort de ConstantinChapitre 58 sur 324 · Ch. Lxv, Lxvr · texte numérisé non relu

Ch. Lxv, Lxvr

brûle de rencens en Thonneur de mon nom et Ton présente des offrandes pures; car grand est mon nom parmi les nations... En parlant ainsi, Dieu nous désigne, nous qui, au milieu de tous les peuples, lui offrons des sacrifices, c'est-à-dire, le pain et la coupe de TEucharistie ^ »

Soixante ans plus tard, nous rencontrons dans les écrits de Tertullien une belle description des usages religieux des chrétiens.

« Je vais montrer maintenant, dit-il ^ à quoi s'occupe la faction des chrétiens : après l'avoir défendue contre les calomnies, il faut la faire connaître. Unis ensemble par les nœuds d'une même foi, d'une même espérance, d'une même morale, nous ne faisons qu'un corps. Nous nous assemblons pour prier Dieu; nous formons une sainte conjuration, pour lui faire une violence qui lui est agréable; nous prions pour les empereurs, pour leurs ministres, pour toutes les puissances, pour l'état présent du monde, pour la paix, pour le retardement de la fin de l'univers. Nous nous assemblons pour lire les écritures, où nous puisons, selon les circonstances, les lumières et les avertissements dont nous avons besoin. Cette sainte parole nourrit notre foi, relève notre espérance, affermit notre confiance, resserre de plus en plus la discipline en inculquant le précepte. C'est là que se font les exhortations et les corrections, que se prononcent les censures au nom de Dieu. Certains que nous sommes toujours en sa présence, nous Jugeons avec grand poids; et c'est un terrible préjugé pour le jugement futur, quand quel-

1. Lev., XIV, 10; Mal., 1, 11. Dialogue de Tryphon , ch. xli.

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