‹ L'eglise primitive jusqu'a la mort de ConstantinChapitre 60 sur 324 · Nam nemo compellitur, sed sponte confert · texte numérisé non relu

Nam nemo compellitur, sed sponte confert

rance, ont vu avec transport luire le jour de la même vérité '

« Vous cherchez à décrier nos soupers, non seulement comme criminels, mais comme trop somptueux.... Leur nom montre quel en est le motif : on les appelle agapes, d'un mot grec qui signifie charité. Quoi qu'ils puissent coûter,, nous nous croyons bien dédommagés par l'avantage de nous faire du bien; nous soulageons par là les pauvres... Vous voyez combien le motif de nos soupers est honnête : tout ce qui s'y passe y répond, et est également réglé par des vues de religion : on n'y souffre ni bassesse, ni immodestie; on ne se met à table qu'après avoir fait la prière à Dieu. On mange autant qu'on a faim; on boit comme il convient à des gens qui font profession de chasteté; on se rassasie comme devant prier Dieu cette même nuit; on converse comme sachant que Dieu écoute. Après qu'on s'est lavé les mains et qu'on a allumé les flambeaux, chacun est invité à chanter les louanges de Dieu, qu'il tire des saintes écritures, ou qu'il compose lui-même. On voit par là combien il a bu. Le repas finit comme il a commencé, par la prière. »

Du temps de Tertullien, la substitution d'un seul homme (l'ancien qui présidait le culte), comme dispensateur du pain et du vin, au lieu de la participation mutuelle de tous autour d'une table commune, est devenue de règle. Il écrit quelque part ^ : « Le Seigneur a commandé de manger ce pain et de boire ce vin aux repas: tous doivent y participer. Nous les recevons, dans nos assemblées, avant la chute du jour; ceux qui président ont seuls le droit de les distribuer. » — ïer-

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