‹ L'eglise primitive jusqu'a la mort de ConstantinChapitre 76 sur 324 · Strom., VII, ch. vu · texte numérisé non relu

Strom., VII, ch. vu

stériles, deviennent conscientes de leur dénuement; elles sont fertilisées par le Saint-Esprit, grâce à de persévérantes prières, et elles énoncent des paroles de salut, pleines d'intuitions de la vérité. Combien d'ennemis puissants, qui menaçaient d'annihiler notre foi, n'ont-ils pas été, à toutes les époques, rendus confus! Que d'arguments puissants et spécieux , capables d'ébranler les croyants, ont été réduits à rien par la prière ! Combien d'exemples ne pourrions-nous pas citer, de fidèles soumisaux plus cruelles épreuves, n'en éprouvant aucun mal, les traversant indemnes et sans que l'odeur du feu les ait atteints (Dan. IV, 27)! Combien d'autres, qui après avoir abandonné la voie du Seigneur ont été rappelés^ par la prière de repentance, des portes même du tombeau!»

Et ailleurs : « Celui-là prie sans cesse qui unit Faction à la prière; car les œuvres sont aussi une prière. Nous^ ne pouvons donner à la parole de l'apôtre « Priez sans cesse, » aucun sens pratique, si nous ne considérons comme une continuelle prière la vie même du croyant, dans laquelle ce qu'on appelle communément la prière ne peut occuper qu'une place \ »

§ II. L'aumône. — Il y a peu à dire sur ce point. Le noble exemple donné par les apôtres est noblement imité par l'Église ^ L'Orient et l'Occident rivalisent de généro« sité dans l'assistance des veuves, des orphelins, des malades, des pauvres et des prisonniers ; dans le soulagement de tous ceux qui, auprès ou au loin, sont dans

1. De la prière, XII, XIII; Néander, I, 394, 395, de la trad. angl.

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