Gai., II, 10, et fréquemment ailleurs
la détresse ^ Mais un danger se manifeste de bonne heure et se développe rapidement : celui de considérer les actes charitables comme méritoires en eux-mêmes, comme devant entrer à l'actif des chrétiens dans le hvre de Dieu. Déjà dans le Pasteur d'Hermas, cette erreur se fait jour. « Si vous faites plus de bien que ce que Dieu vous commande, y est-il dit, vous acquerrez pour vousmême une plus grande gloire, et vous serez honoré de Dieu plus que vous ne Tauriez été sans cela ^ »
§ III. Les dons miraculeux. — Quelques écrivains ecclésiastiques de cette période nous disent que le don de guérir les malades, d'exorciser les démoniaques, et même de ressusciter les morts , qui avaient illustré l'Église apostolique, ont persisté jusqu'à eux. Justin -Martyr parle de mauvais esprits chassés par les croyants en invoquant le nom de Christ K Irénée confirme ce témoignage. « Il y a des chrétiens, dit-il, qui certainement et positivement chassent les démons ; à ce point que ceux qui ont été délivrés deviennent des croyants et se joignent à l'Église... D'autres imposent les mains aux malades et les guérissent. Oui, même des morts ont été rappelés à la vie et sont restés pendant de longues années encore au
milieu de nous L'Église entière s'était unie dans la
prière fervente et dans le jeûne, et l'àme du mort est
rentrée en lui » Et il ajoute : « En retour de tous ces
bienfaits, l'Église ne demande rien. Ce qu'elle a reçu gratuitement de Dieu, elle le donne aussi gratuitement K »
1. « C'est la gloire d'un évêqne, de soulager le pauvre dans sa misère. » Jérôme, cité par Hatch, lect. II, p. 48.