Voy. ci-dessus, p
ans plus tard, l'Église de Smyrne, tout en répudiant expressément l'idée de rendre un culte à aucun homme mort ou vivant, mais à Christ seul, n'en considère pas moins les cendres de Polycarpe comme plus précieuses que les plus précieux joyaux, et les place en un lieu tel que les fidèles puissent se réunir autour d'elles, pour célébrer l'anniversaire de son martyre K Et Tertullien, faisant allusion à cette coutume, nous dit : A chaque retour d'un anniversaire, nous faisons des offrandes pour les morts, et nous célébrons les jours de naissance ^
§ VI. Le signe de croix, — Usité de très bonne heure, il n'était à l'origine , selon toute probabilité, qu'un signe de reconnaissance entre les chrétiens. Mais bientôt il prit place parmi ces pratiques, où un signe extérieur se substitue si aisément au vrai culte du cœur croyant. On lui attribuait le pouvoir de mettre les mauvais esprits en fuite et d'agir, comme un charme, contre les tentations, la maladie ou les accidents. Du temps de Tertullien, l'usage du signe de croix est évidemment devenu général. « Dans tous nos voyages et dans toutes nos marches, dit-il, quand nous entrons, quand nous sortons, en nous habillant, en mettant nos chaussures, au bain, à table, en allumant nos lumières, en nous étendant ou en nous asseyant; dans tous les actes, en un mot, de notre vie journalière, nous multiplions les signes de croix sur nos fronts. » Et il ajoute : « Si vous cherchez dans la Bible la raison d'être de cette pratique et d'autres semblables, vous ne l'y trouverez pas. On vous dira qu'elles ont la tradition pour origine, la cou-