Gieseler, K. G
lées 1. Pourtant ce fut surtout la prétention d'être le successeur de l'apôtre Pierre et l'héritier de son autorité, qui permit à l'évêque de Rome de s'élever au-dessus de tous les autres évêques. Dès le second siècle, on trouve le germe de cette prétention et de cette prééminence, mais il faudra bien du temps encore pour que tout le monde les accepte.
§ in. Les diacres. — La seule autre fonction dont le nom figure dans le Nouveau Testament est celle des diacres ^ Originairement, ils n'avaient à s'occuper que des pauvres; mais plus tard leurs fonctions se compliquèrent. Le besoin d'avoir des diaconesses ne tarda pas à se faire sentir, surtout dans l'est, où les visites des diacres à des femmes auraient pu donner facilement lieu à des interprétations fâcheuses. D'abord ce furent généralement des veuves, et elles eurent pour mission d'instruire les sœurs plus jeunes, d'assister les converties à leur baptême et de visiter chez elles les femmes de la communauté ^
I IV. Election des fonctionnaires ecclésiastiques. — La nomination des fonctionnaires ecclésiastiques se fit primitivement d'après le choix et avec l'approbation de l'Église entière. Ce fut l'Église, par exemple, qui fit choix d'Étienne et des autres diacres, et qui les présenta à l'imposition des mains des apôtres ^
1. Denys de Corinthe (162-170) écrit à Soter, évêque de Rome : « Tu as ea celte habitude, depuis ton élévatiou à l'épiscopat, d'envoyer des dons à cliaque Église. En aidant ainsi les pauvres, en venant au secours de ceux qui souffrent dans les mines, vous avez à Rome agi comme agissaient les Romains, vos ancêtres. » Eusèbe, iiv. IV, ch. xxm.