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suscités. Mais ils exigent un stage plus long que lors de leur première admission dans l'Église, et ils ne confient plus jamais aucune charge ecclésiastique à ceux qui, après avoir professé l'Évangile, s'en sont détournés et l'ont abandonné ^ »
Des abus ne tardèrent pas à se montrer en matière de discipline. Ainsi, on fit très vite la distinction entre les péchés mortels et les péchés véniels. On confondit très vite la repentance du cœur et les signes purement extérieurs de la repentance. L'application de la discipline et son exercice étant de moins en moins entre les mains de la congrégation et de plus en plus entre celles du clergé seulement, on en vint bientôt à attacher plus de prix à l'absolution du prêtre qu'au pardon de Dieu. Toutefois ces abus ne commencèrent guère à se montrer qu'après la fm du 11^ siècle. Firmilien, évêque de Gésarée en Gappadoce, ami d'Origène, écrit à Gyprien : « Ghez nous les anciens et ceux qui président le culte se réunissent une fois par an pour s'entendre au sujet de la réintégration par la repentance de nos frères tombés. Non pas comme s'ils pouvaient recevoir de nous le pardon de leurs péchés, mais pour qu'ils puissent, par notre moyen, arriver à les mieux sentir et à désirer davantage d'en offrir une plus entière réparation au Seigneur ^ »
§ IX. Lieux de culte. — A l'origine les chrétiens s'assemblèrent dans des maisons particulières ou dans une chambre convenable. « Le Juif avait sa synagogue publique ou sa proseucha ^ particulière. Mais rien