‹ L'Église réformée de Paris sous Henri IVChapitre 18 sur 558 · ÉDITS ANTÉRIEURS A · texte numérisé non relu

ÉDITS ANTÉRIEURS A

dernier à prêcher devant le roi, « ayant pris thème exprès propre à ce sujet1. » Le soir de l'abjuration il en rend compte à Bèze, dans une lettre datée « du jour mémorable et lamentable à tous les gens de bien et craignans Dieu » : « Pour le regard de l'exercice de la religion à la suite de la cour, dit-il, nous en pressons la continuation tant que nous pouvons -. »

Cependant quelques mois plus tard la déclaration de mars 1594 pour la réduction de la ville renouvelle les dispositions sévères des édits précédents, depuis ceux d'Amboise (1562) et de Poitiers (1577). Ce dernier en particulier, interdisait le culte public non seulement dans la ville, prévôté et vicomte de Paris, mais jusqu'à dix lieux autour de la ville, lesdites lieues étant expressément « limitées », de telle sorte qu'on excluait encore le culte de Senlis, Meaux, Melun, Dourdan, Rambouillet, Houdan, et de leurs faubourgs ; la zone interdite allait à une lieue par delà Chastressous-Montlhéry (Arpajon) et une lieue grande par delà Meulan, Vigny, Méru, Saint-Leu de Serans (d'Esserent). Cet espace comprenait donc la presque totalité du département actuel de Seine-et- Oise et quelques cantons de Seine-et-Marne et de l'Oise 3.

Telle était la rigueur du régime prohibitif sous lequel se trouva

a compose pour lui une épitaphe élogieuse (Th. Bezse Vezelii Poemata, 2e édition, s. 1. n. d., p. 25) et passe pour avoir, dans ces poèmes de jeunesse, chanté sous le nom de Candida Marie de l'Estoile, tante de notre chroniqueur. Celui-ci fut, dans son enfance, élève d'un professeur illustre qui se rattacha à l'église réformée de Paris, Nicolas Béroald : dans le Livre de raisons de celui-ci on lit, en mai 1556, « Petrus Stella » (Fr. prot., 2e édit., t. II, vol. 398). Lors des trouhles de 1562 le président de l'Estoile recueillit à Orléans le maître et les pensionnaires. Plus tard, au moment de la Saint- Barthélémy, P. de l'Estoile habitait (non loin du Louvre et du futur domicile de la Paye, rue Grenier sur l'Eau) rue Thihaud aux Dés, aujourd'hui des Bourdonnais (Cf. A. de Ruble, Mém. de la Soc. d'hist de Paris, t. XIII, Paris en 1572). En mai 1603 son journal nous apprend que sa fillette, la • petite Magdelon », était en nourrice probablement chez une femme protestante dont le mari exerçait la profession de croque-mort au faubourg Saint-Germain.

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