‹ L'Église réformée de Paris sous Henri IVChapitre 193 sur 558 · Ainsi, à partir du 28 mai 1602, entre Du Moulin et Cayer · texte numérisé non relu

Ainsi, à partir du 28 mai 1602, entre Du Moulin et Cayer

(5. De trois à quatre heures entre Du Moulin et Gontier en 1609 (Du Moulin. Véritable narré, p. 28 ; Apologie pour la S. Cène, p. 6); un après-midi entre Du Moulin et Suarez en lfid.'l (Torrent, p. 29).

manuscrit, puis on les imprimait avec force développements. On faisait bien de sincères efforts pour avoir un procès-verbal authentique et en quelque sorte officiel des conférences, mais un des adversaires commençait par publier lui-même ou faire publier par un de ses partisans un compte rendu que l'adversaire jugeait nécessairement inexact et calomnieux ; d'où l'urgence d'imprimer à son tour un « véritable narré. »

Un autre genre de publication assuré d'un rapide débit, c'était les « déclarations » où les apostats de l'une et l'autre Eglise exposaient copieusement les « causes et raisons » de leur conversion. Ces publications se faisaient, de la part des nouveaux catholiques avec une autorisation (ou pour mieux dire, sur l'invitation) expresse des autorités ecclésiastiques, et de la part des nouveaux protestants avec l'approbation tacite sinon formelle, et sur l'invitation probablement d'un pasteur ou du Consistoire. Elles se rattachent au genre : conférence verbale, en ce qu'elles étaient la plupart du temps lues en public le jour de l'abjuration, en tout ou en partie seulement : plusieurs sont si longues et si compliquées qu'on hésite à croire qu'en supplément au prêche ou la messe, déjà longs par eux-mêmes, un auditoire moyen ait pu en supporter la lecture intégrale 1.

Il y avait encore un autre procédé de controverse que pratiquaient les Jésuites, notamment le père Cotton « fertile en questions. » Il en proposait, sur des sujets théologiques, « à plusieurs sortes d'esprits. » On apportait ces papiers à Du Moulin, qui collectionna les trente-deux principales questions, y répondit, et riposta par un nombre double : soixante-quatre questions « proposées en contre eschange » (1608) !

Au début on se contentait de part et d'autre de petits traités 2 ; il n'en reste que quelques exemplaires rarissimes. Beaucoup d'autres, parmi ces minces écrits de circonstance, ont sans doute

1. La déclaration de Cayer est présentée sous forme de « lettre à un gentilhomme sien amy le Sr Dam » (Damoursl, elle n'a que 26 pages ; mais \oici, de l'ancien cordelier B. Avignon, la déclaration « faite à Ablon en rassemblée des fidèles » qui en a 36 ; il s'arrête (mais un peu tard) <> craignant d'être prolixe ». En 1639, la « déclaration du sr François Clouet, cydevant appelé Père Basile de Rouen, prédicateur capucin et missionnaire du pape, où il dit les raisons qu'il a eues de se séparer de l'rîglise romaine pour se renger à la réformée » est adressée << à Messieurs de l'Eglise romaine » (Sedan, J. Jannon, in-8°, 1639).

2. Ceux de Cayer, de 1595 à 1597 ont généralement de 26 à 50 pages.

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