Conf. de foi dite de la Rochelle (Paris, 1559), art
3. S. Augustin, Liv. II de Rapt., chap. 6 ; J.-B. Rotan, Response... à Cayer, p. 9.
4. Du Moulin, Accomplissement des prophéties, p. 377 : « Coëffeteau respond que c'est une imposture du ministre Tilenus, qui l'a fait imprimer à la Rochelle avec ce titre. Coëffeteau est mal informé ; car desja M. Tilenus ii'est pas ministre. Secondement combien qu'il ait adjouté ce titre sur le livre, si est-ce qu'il ne peut pour cela estre accusé d'imposture, pource que le livre estant sans titre, et estant nécessaire d'y en mettre un, il n'a pu le prendre plus à propos que de la première ligne. »
.">. Session IV.
6. Bellarmin est mort en 1621. Cf. lib. IV de Yerbo Dei non scripto cap. II : « Scriptune finem proprium et prsecipuum non esse ut esset régula fidei. — Scripturam esse regulam fidei non totalem sed partialem. — Cap. VII : «« Sunt qua-dam traditiones majores quod ad obligationem quam qua-dam scriptune. »
7. CAYER, Remonstrances, p. 17 : « Les sectateurs de Calvin seront contraints de se confesser vaincus non seulement par la Parole de Dieu qui est ia principale deffence de piété, mais aussi par les escrits des saints Pires uni sont totalement fondez sur la parole de Dieu mesme. »
qu'elle est directement inspirée de Dieu, qui en a confié le dépôt à l'Eglise romaine, spécialement au clergé K
D'après les réformés au contraire, les erreurs du clergé proviennent presque exclusivement de son ignorance ou de sa méconnaissance de l'Ecriture -.
Mais îî faut encore s'entendre — et c'est ce qu'on est loin de faire toujours — sur le sens de ces mots : l'Ecriture, la tradition.
On sait que si le Nouveau Testament renferme les mêmes livres au jugement de tous les chrétiens, il n'en est pas de même de l'Ancien. Les catholiques y comprennent des ouvrages dont il n'existe pas d'original hébreu, et que, pour diverses raisons, les protestants appellent « apocryphes ». Les controversistes avaient donc à traiter la question de savoir si l'on admettrait ou non, ces livres aussi bien que les livres « canoniques, » c'est-à-dire servant de règle pour la foi :!. Les réformés ne pouvaient s'y résigner sans se mettre en contradiction avec leur confession de foi.
Ils faisaient plus facilement une concession qui pourtant leur coûtait encore beaucoup : en ce qui concerne le texte faisant autorité. Suivant les principes généraux de l'humanisme en fait d'ouvrages anciens, la Réforme avait proclamé le droit et le devoir de recourir autant que possible aux originaux et de ne pas se contenter de traductions, si anciennes fussent-elles. Or pour l'Eglise romaine une certaine traduction latine, la Vulgate, a la même valeur que les textes hébraïques de l'Ancien Testament et
1. Benoist, Briefve proposition, p. 7 : « Le Saint Esprit, sans la lumière duquel nous sommes ténébreux, ignorans et aveugles, est promis aux hum- Mes... en l'union et adhésion de son Eglise et hiérarchique ecclésiastique Prestrise, siège et demeure perpétuelle d'iceluy Saint Esprit. »
2. P. Du Moulin met en épigraphe à l'un de ses ouvrages (Trente-deux demandes, etc.) ces versets qu'il applique aux prêtres : « Les Sadduciens vindrent à Jésus et l'interrogèrent. Mais Jésus respondant leur dit : Vous errez ne sachans point les Escritures » (Math. c. 22, v. 23 et 29).
3. Cayer définit canoniser : « bailler reigle et loy de bien faire » (Re monstrance, p. 24) ; il relève assez finement certains propos des réformateurs qui, en dehors même des livres déclarés « apocryphes », semblent attribuer une moindre valeur à certains livres « canoniques » (Remonstrance, p. 33) : < Il importe de leur faire dire quels livres ils appellent apocrifes, mais Calvin a douté de l'Apocalipse, est incertain de l'Epistre sainct Jacques, de celle de S. Paul aux Hebrieux. Luther appelle l'Epistre de sainct Jacques une epistre de fouarre (dressant ses termes straminea en bon parisien) ; et puis fiez-vous à ces Bibleurs de Genève ! »