‹ L'Église réformée de Paris sous Henri IVChapitre 213 sur 558 · Apologie, p · texte numérisé non relu

Apologie, p

•2. Défense de l<i foi/, art. III (édition de 1624, p. 134).

3. Dès la première grande dispute à laquelle prend pari Du Moulin, les sujets proposés par Cayer sont bien d'abord eeux-ci : ■■ Du sacrifice de lu Messe, de l'adoration du pape, et de la vénération des sainctes images » {Xarré, p. 8).

Puis un certain nombre de questions importantes concernant le dogme, la discipline et les cérémonies : 1° l'Eglise avec plusieurs questions connexes, la succession apostolique, la vocation des pasteurs, etc.) ; 2° les sacrements, la communion sous les deux espèces, la messe sans communiants ; 3" le purgatoire ; 4" les prières pour les morts ; 5" le culte de la Vierge et des saints ; 6° les images ; 7" le célibat des prêtres. Sur ces dernières questions l'Eglise catholique aurait plus facilement fait des concessions.

Enfin les réformés critiquaient encore — tout en reconnaissant que c'était secondaire — certains détails de la dévotion ou de l'organisation catholique, pratiques de piété (reliques, médailles, adoration de la croix, jubilé) de date plus ou moins récente, création d'ordres religieux, etc..

De part et d'autre on reconnaît de plus en plus clairement que les deux pierres d'achoppement rendant une entente à peu près impossible étaient la messe en tant que sacrifice, avec la transsubstantiation, et le pouvoir du pape. Et précisément sur ces deux points les jésuites qui donnent toujours davantage le ton, exaltent et exagèrent la doctrine catholique existant avant la fondation de leur ordre. D'autre part plus les réformés souffrent de persécutions et de contradictions en protestant contre ces deux doctrines, plus ils accentuent leur protestation. Chacun des adversaires choquait l'autre dans le tréfonds le plus intime de sa foi religieuse. Pour le protestant la messe est un acte d'idolâtrie, pour le catholique la cène est une profanation ; pour le protestant la soumission au pape paraît un esclavage intolérable ; pour le catholique l'absence de hiérarchie dans la société religieuse constitue une scandaleuse anarchie.

Le fait de prendre part à la communion dans l'église catholique ou au temple protestant était le signe extérieur de l'adhésion à l'une ou l'autre Eglise. La première communion suivant une forme nouvelle était pour le néophyte le sceau de son abjuration, le prix de sa conversion. Plus d'un ouvrage de controverse n été rédigé en vue d'un de ces actes individuels 1.

1. Voicy le temps de Pasque qui approche, c'est-à-dire le temps du passage que vous avez à faire de l'hérésie à la foy, » écrit le P. de Bérulle à Mme de Mazeucourt en lui dédiant son Discours où il traite trois ques-

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