‹ L'Église réformée de Paris sous Henri IVChapitre 232 sur 558 · Page · texte numérisé non relu

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.'{. Défense, etc., dédicace.

\. Ibidem, p. ;{(Si).

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synodal j>ur et du système épiscopal pur ». On sait d'ailleurs que, pasteur presbytérien à Paris et à Sedan, il accepta à Canterbury un titre de chanoine anglican, toutes réserves faites d'ailleurs sur ses devoirs en France comme membre de l'Eglise reformée et sujet du roi -. 11 y aurait d'ailleurs une certaine évolution à noter dans la pensée de Du Moulin sur ce point : il est plus favorable à l'épiscopat en KilO qu'en 1()02, sans doute par désir de fortifier de toute manière les Eglises protestantes contre les agressions redoublées du pape et des jésuites''.

1. Défense de Ut foy (161 0), art. XXII : De l'anarchie et des degrez de supériorité eu l'Eglise (p. 387). Le roi dit > qu'avoir des Evesques eu l'Eglise est une institution apostolique et venue de Dieu. Dit qu'il a tousjours abhorré l'anarchie ; que mesme au ciel les esprits bienheureux sont distincts en divers degrez... Nulle société humaine ne peut subsister sans cet ordre et différence de degrez. Et là-dessus se plaint de quelques personnes turbulentes qui l'ont persécuté dès le ventre [de sa mère], ayants pourchassé sa mort avant qu'il entrast en la vie. » Du Moulin ne fait pas ici une traduction littérale comme pour la plupart des autres articles, mais un résumé. « Dieu a establi des pasteurs et evesques : » c'est Du Moulin qui le déclare cette fois, mais pour le roi Jacques ce sont deux catégories bien distinctes, les évêques ayant pleine autorité sur les pasteurs ; tandis que Du Moulin ajoute aussitôt : (Dieu a establi) « par dessus ceux là des assemblées que l'Eglise ancienne a appelle synodes et conciles, esquels il est nécessaire que quelqu'un préside et conduise l'action. ..Si on demande combien il y doit avoir de différences de degrez ou si un homme doit avoir la supériorité sur un seul troupeau ou sur plusieurs, c'est une matière à part et qui ne fait rien au but que le roi se propose ici, qui est de combattre la monarchie d'un homme sur toute l'Eglise. »

2. « Les chanoines du chapitre de Cantorbérie me voulurent obliger par serinent à m'assu jettir aux lois et eoustumes d'Angleterre ; ce que je ne voulus faire qu'à condition de ne rien faire qui préjudiciast à l'obéissance que je dois à mon roy et à l'ordre ecclésiastique receu en nos Eglises de France : ce qui me fut accordé » (Autobiographie, année 1615, dans le B. h. p., 1858, p. 343).

3. Cartel de deffy (1602). p. 115 : « Quant à l'égalité des Evesques avec les prestres, en quoi le sieur de Beaulieu nous csgale avec Aerius, il y a de la calomnie, car encores aujourd'hui une partie des Eglises qui tiennent nostre confession ont des evesques qui sont par dessus les nostres, comme, les Eglises d'Angleterre avec lesquelles nous ne laissons pas d'estre d'accord, pource que cela est un point de police et non de doctrine : seulement nous disons que la parole de Dieu ne donne aucune supériorité à l'Evesque par dessus le prestre, et mesmes que c'est tout un : les raisons de cela se trouvent en PEpistre de S. Hierosme à Evagrius, où il débat fort et ferme avec nous ce point : nous disons donc que c'est une institution humaine, laquelle es commencemens estoit utile, mais depuis que par là l'ambition et la tyrannie s'est fourrée en l'Eglise, il est plus expédient de l'abolir et ramener l'ancienne esgalité que Jésus-Christ a recommandé à ses apostres. Nous sommes donc en autres termes qu'Acrius, etc. »

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