‹ L'Église réformée de Paris sous Henri IVChapitre 235 sur 558 · BÉRULLE, Discours, p · texte numérisé non relu

BÉRULLE, Discours, p

I). I.or. cit.

4. <■ Les professeurs de la Bible et de l'Eglise de Genève, qui esl la mère et l;i matrice des Eglises prétendues réformées en France » écrivent à propos de la 2e épitre à Timothée, chap. I « que la doctrine de la Foy requiert une instruction domestique et particulière, nommément en ceux qui sont ordonnez pour la porter en l'Eglise, afin qu'on ne la prenne de son sens particulier, souz ombre de la lecture des Escritures, et (pie c'est ce qu'on appelloit anciennement tradition en l'Eglise » (BÉRULLE, Discours, p. 2.") et suiv.).

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sonnes, toujours déplaisantes, viennent de part et d'autre se mêler aux questions de principes, mais, reconnaissons-le avec plaisir, moins fréquemment à cette époque que ce ne fut le cas plus tard. L'apostat Cayer se distingue par ses attaques contre la moralité et la sincérité des réformateurs, puis de quelques pasieurs contemporains i ; il y avait eu au xvï siècle un certain nombre de prêtres et de moines qui étaient devenus pasteurs sans être toujours exempts de tout reproche ; le recrutement du corps pastoral fut au xvn' siècle de plus en plus sévère ; les controversistes redoublèrent d'attaques contre les réformateurs, mais eurent moins de sujets de critique contre leurs contemporains ; il y eut aussi quelque amélioration dans le clergé catholique, mais en France parmi la foule grandissante des moines de toute robe les protestants eurent toujours quelque brebis galeuse à stigmatiser -. A propos du reproche fait aux pasteurs de « détester la pauvreté évangélique » qu'exalte le clergé régulier, Du Moulin a peint ce joli petit diptyque : « Nous ne prenons point la besasse sur l'espaule, comme moines mendians : nous prenons un chapeau, non un capuchon ; nous nous ceignons d'une courroye plustost que d'une corde : nostre habit et vie est ordinaire, comme celle de Jésus-Christ et des apostres ; nous aimons mieux vivre petitement au logis que de vivre grassement de bribes recueillies par les huys... ». De plus en plus, par l'effet même des conférences, les pasteurs s'affermissent dans la conviction que leur vocation vient de leur fidélité à enseigner la Parole de Dieu dans toute sa pureté, autant et plus que du bon fonctionnement des institutions de leur Eglise.

Nous mentionnerons plus rapidement quelques autres ques-

1. Admonition, p. 5 : « Ambitio et libido ont esté les deux fondement... ; ils ont transformé leur prétendue Eglise en vraye Caravane de Tartares guerriers pour estre perpétuellement à trousser bagage et faire passer d'une province en l'autre la désolation abominable de toute licence, etc. » Cf. p. 20, citation en allemand d'un livre soi-disant écrit par Luther sous ce titre : lier unschuldige Luther.

2. Du Moulin pose au P. Coton cette question (Trente-deux demandes, etc., C0" question) : » Si le pape fait bien d'establir à Home les bordeaux publics où les Prélats entrent ouvertement et en toute liberté ? » Cf. Défense de la foi, p. 269 : « Bellarmin soutient que les bordeaux publics sont prudemment establis à Rome et compare en ce point le pape avec Dieu » (Lib. de amissione gratisè, eh. XXIII, § dicet : Non peccat màgïstratus si meretricibus eertum locum urbis colendum attribuât, etc.). »

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