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4. Mémoires, ch. XXX. Le 17 mai 1603, de Fontainebleau, Henri IV écrit à Rosny : « Faictes semblant de vouloir venir au presche à Ablon, et y
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Rosny, évidemment, allait au prêche à Ablon pendant ses villégiatures d'été, quand il habitait à quelques pas du temple ; mais il se rendait probablement aussi, de temps à autre, « à quatre lieues de Paris, » lorsqu'il était à l'Arsenal. Un de ses fils, au moins, fut baptisé à Ablon en 1602 l. La princesse d'Orange était marraine, et M. de Saint-Germain (le député général) parrain. En 1604, le lendemain de Noël, Rosny lui-même présente au baptême un prosélyte, « un Turc, qu'il nomma de son nom Maximilien -. »
C'est au temple d' Ablon que fut aussi donnée la bénédiction nuptiale à Mademoiselle des Marais, fille d'un premier mariage de Madame de Rosny, qui épousait M. de la Roulaye 3. Il y eut à l'Arsenal un festin magnifique. Le roi y assista, ainsi que la reine, dont la jeune mariée était fille d'honneur, et il éleva à cinq mille écus le présent d'usage en pareil cas pour « robe de noces » 4.
En 1604, comme presque toutes les autres années aux mêmes époques, Rosny se rend à Ablon pour communier aux fêtes de Pâques 5 et de Noël : à cette dernière date nous avons signalé déjà < une très belle assemblée » où figurait le duc de la Force G. Parmi les convives qu'il rencontre ensuite au petit château d' Ablon se trouve le duc de Rohan qui bientôt devait revenir là pour épouser la fille de Rosny.
Ce fut une marque éclatante de la faveur royale avant la « brouillerie » passagère suscitée peu après par le P. Coton.
Marguerite de Béthune était encore tout enfant, que déjà Catherine de Bourbon s'était occupée de la marier avec le jeune duc de Rohan, son héritier présomptif si le roi et elle-même
ayant faict secrètement trouver des chevaux de poste rendes vous ce jour mesme en ce lieu » (Lettres missives, t. VI, p. 87).